Artistes producteurs : un bonus pour les aides attribuées par la SPPF et l’Adami

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Les deux organismes de gestion de droits voisins développent depuis 2022 des synergies afin de répondre aux besoins des artistes producteurs, en termes de services et d’aides financières.

Anne Bouvier, Présidente de l’Adami, et Pascal Nègre, Président de la SPPF

Les artistes sont toujours plus nombreux à être leurs propres producteurs, par choix ou par contrainte. Parmi les principales raisons émergent les services proposés par diverses plateformes pour la distribution, l’exploitation, la promotion, le développement du modèle “artist services” par les labels, la volonté d’optimiser leurs revenus. Cette double activité développée par les artistes producteurs n’est pas sans contraintes et complexités sur le plan administratif et financier.

Pour s’adapter à leurs spécificités, la SPPF et l’Adami ont initié un partenariat en 2022. Leurs objectifs consistent en la simplification des adhésions et des déclarations des phonogrammes, la convergence des programmes d’aides, la mise en place de synergies dans la perception des droits à l’international.

Bonus de 10% avec un principe de réciprocité

La nouvelle étape de leur partenariat est axée sur les aides aux projets. La SPPF, organisme en charge des droits des producteurs, et l’Adami, chargé des droits des artistes, ont convenu d’un bonus de 10% pour les aides avec un principe de réciprocité.
Concrètement, un montant correspondant à 10% de l’aide initialement attribuée par un des deux organismes sera versé par l’autre, et vice-versa.
La SPPF et l’Adami précisent que pour l’attribution de deux mêmes aides pour un même projet, un seul bonus sera versé. Les artistes producteurs auront tout de même la possibilité de percevoir le bonus sur chacune des deux aides (aide à l’enregistrement et aide à la promotion).

“Ce dispositif d’aides financières réciproques permet aux artistes de disposer d’un budget bonifié pour produire et promouvoir leur projet. Cette mise en commun participe de notre démarche de trouver des voix de collaboration entre sociétés de gestion collective des droits voisins” estime Xavier Lardoux, Directeur Général de l’Adami.

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