Le financement du CNM, enjeu du PLF 2023 pour la filière musicale

Les échanges et prises de parole autour du Projet de Loi de Finances ont ravivé les débats et désaccords au sein de la filière de la musique sur les potentielles sources de financement du CNM. Le PLF 2023 fait état d’une augmentation des crédits pour la Culture et d’une hausse des ressources affectées aux industries culturelles. Après le soutien et l’accompagnement déployés pour la reprise et la relance de l’activité économique, la filière musicale attend et recherche de nouvelles sources de financement pour le budget du Centre national de la musique. Des ressources qui s’avèrent indispensables pour l’organe central du secteur, dont l’accompagnement et le soutien sont les missions premières via divers dispositifs d’aide et services aux professionnels.

11 milliards d’euros de budget pour la Culture en 2023

La ministre de la Culture défend « un budget de résilience et d’action ». « Nous sommes prêts à affronter les urgences du présent et les défis de demain » a assuré Rima Abdul Malak en présentant son budget rue de Valois. La souveraineté culturelle, la conquête de nouveaux publics et la transition écologique sont parmi les sept priorités définies. Le PLF 2023 comporte un budget global de 11 milliards d’euros pour la Culture (+527 millions d’euros). Les crédits budgétaires attribués, 4,2 milliards d’euros, augmentent de 271 millions d’euros (+7%). 3,5 milliards d’euros de crédits sont fléchés vers la “mission Culture” (+242 millions d’euros), dont 986 millions d’euros au “programme Création” (+71 millions d’euros, +7%). Le budget de l’audiovisuel public est porté à 3,8 milliards d’euros, en hausse de 114 millions d’euros (+3%).

Des besoins de soutien et d’accompagnement en réponse aux crises successives 

Une des fonctions majeures du Centre national de la musique est de servir de rampe de lancement aux acteurs, structures, artistes et projets, sur la scène locale et internationale. Aux effets de la crise covid s’ajoutent maintenant ceux d’une crise économique qui impacte le pouvoir d’achat, les habitudes des consommateurs de musique, et les entreprises du secteur. Le tout dans un contexte de concurrence et d’offre de contenus à des niveaux inégalés. Dans le même temps, la musique est forcée d’évoluer et de s’adapteravec l’univers de la tech, tant dans les domaines de création et de diffusion, qu’en matière de consommation et de monétisation des contenus. Le point de vue de Jean-Michel Jarre, compositeur, producteur, ambassadeur du plan France 2030 : « nous devons arrêter de séparer la tech de la culture, arrêter séparer les outils de production des outils de diffusion. Si l’on ne veut pas passer sous l’égide américaine dans le domaine du soft power, il faut absolument s’investir sur les canaux de distribution et de diffusion ». Les besoins sont nombreux et variés pour le soutien et l’accompagnement de la filière en réponse aux crises successives, en réaction aux défis actuels et en prévision de celles à venir. Dans le cadre du plan France Relance, le budget du Centre national de la musique avait été abondé de 170 millions d’euros en 2021 et 30 millions d’euros pour 2022. Le CNM est pour l’heure financé par le produit de la taxe sur la billetterie, une contribution de l’État et par les organismes de gestion collective. De nouvelles sources de financement sont maintenant demandées par les professionnels. Plusieurs propositions émergent actuellement. Elles sont en réflexion et discussion depuis plusieurs mois entre les acteurs de l’industrie et de la filière de la musique, et les politiques. L’heure n’est pas encore au consensus sur leur nature, leur champ d’application, ou leur entrée en vigueur. Le PLF 2023 précise une stabilité des taxes affectées à la musique et au théâtre privé avec un total de 58 millions d’euros.

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