Le marché français de la musique enregistrée reste sur sa plus faible croissance depuis dix ans: 449 M€ générés par la consommation au 1er semestre 2026, le streaming payant en hausse de 8%

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Après une 9ème année de croissance en 2025 avec 915 millions d’euros générés par la consommation, le marché français de la musique enregistrée a continué de progresser au premier semestre 2026. La croissance reste néanmoins à son plus bas niveau depuis dix ans. Les revenus sont en hausse de 3%, comme l’année dernière, trois fois moins qu’en 2023. Le streaming payant reste sans surprise la principale source de création de valeur,​ alors que la progression des revenus issus des ventes de CD et vinyles reste fluctuante selon les années, les sorties d’albums et les succès des artistes, ou encore l’impact du contexte économique sur le pouvoir d’achat et les habitudes des consommateurs.

449 millions d’euros ont été générés par la consommation de la musique en France au cours du premier semestre 2026, selon le bilan publié par le SNEP le 8 septembre. Le chiffre d’affaires global du marché français de la musique enregistrée affiche une croissance de 3.5% sur un an, comme entre 2024 et 2025, équivalant à 15 millions d’euros. La progression des revenus reste nettement moins élevée par rapport à 2023 (+37 M€) et en 2024 (+23 M€).

La croissance du marché français de la musique enregistrée a été assurée par le streaming (360 M€) – et plus précisément le premium – alors qu’en 2025, le format physique (CD, vinyles) avait également progressé. Les revenus issus des abonnements payants aux plateformes audio ont progressé de 20 millions d’euros au cours des six premiers mois 2026, atteignant 291 millions d’euros (+7.5%). 65% des revenus de la consommation de la musique en France sont désormais assurés par le streaming premium, dont la part a progressé de deux points en un an.

20 millions d’euros de plus en provenance du streaming premium

64 milliards d’écoutes en provenance des abonnements payants ont été recensées durant le premier semestre, 4 milliards de plus en un an, et 11 milliards de plus en deux ans. Le total des écoutes comptabilisées sur les plateformes de streaming s’élève à 81 milliards, et est à présent deux fois supérieur au niveau de 2020, à l’instar du volume des streams issus des abonnements payants.

La hausse est également au rendez-vous au niveau du streaming financé par la publicité, avec 40.7 M€ de recettes (+5%), mais ne compense néanmoins pas les 4 millions d’euros de moins sur le streaming vidéo (27.9 M€, -12%), en recul pour la 2ème année consécutive.

Sur le segment du physique, les revenus ont à nouveau baissé au cours des six premiers mois de l’année, après être repartis à la hausse en 2025. Les ventes de CD et vinyles ont rapporté 85 millions d’euros, 3 millions de moins qu’au premier semestre de l’année précédente.

Le CD est la source du recul des revenus du format physique, avec des recettes en chute de 14%, passées de 38 à 32.6 millions d’euros. Les recettes des ventes de vinyles s’élèvent à 49.3 millions d’euros (+6%).

Comme chaque année, la vitalité de la consommation de la musique est impulsée et rythmée par les artistes made in France. Les artistes produits par les labels français représentent 3/4 des 200 meilleures ventes d’albums au cours du premier semestre 2026, et 17 d’entre eux occupent les vingt premières places.


Jason Moreau, Executive Editor, MUSICBIZ

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